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Doom at Your Service (2021)

16 épisodes de 60+ minutes

Elle1 est atteinte d’une maladie incurable et va mourir. Lui1 est la Mort.
Cela faisait quelques temps que la série me faisait de l’oeil, s’invitant dans les suggestions que me faisait Netflix, mais je peinais à la lancer : un personnage principal qui va mourir, c’est un sujet qui n’est pas simple et ça peut donner du très bon comme du très mauvais…

Et puis l’ennui des journées d’été m’a fait franchir le pas. Heureusement.

Elle1 a une vie de galères. Orpheline, responsable de Lui4, son jeune frère, elle travaille comme éditrice, mais le PDG est toxique et incompétent et elle découvre que son petit ami était… marié.
L’annonce de sa maladie (et de sa mort prochaine) ne semble qu’un élément de plus dans cette vie ingrate qui peut bien finir.
Elle attire alors l’attention de la Mort.

Le thème est classique : la Mort, désabusée ou sans empathie, découvre sous un jour nouveau l’humanité.

Ce qui fait le charme de Doom at Your Service nait de tout un tas de petits détails.
Par exemple, l’effet 4e mur : Elle1 travaille avec d’autres éditeurices et auteurices. Lorsqu’elle veut déjouer le contrat qu’elle a passé avec la Mort, elle va demander à chacun·e la solution narrative pour une Happy End.
Il y aura une romance et son traditionnel triangle amoureux, mais, comme il aurait été peu approprié d’imaginer la Mort avec un rival masculin, ce sont les personnages secondaires qui vont s’y coller : Elle2, la meilleure amie d’Elle1, tiraillée entre Lui3, son premier amour, et Lui2 (le physique de Lee Su-hyeok, très froid, est clairement bien exploité).
Et, comme dans les romances, en plus d’un triangle amoureux, il faut un prétendant très riche, pour l’effet Prince Charmant, on aura bien un homme riche au casting, mais, pour une fois, pas le fils caché d’un conglomérat improbable, mais juste un riche « crédible » (un fils de propriétaire, quoi).
Le récit est « sain » : les personnages ne valident pas, par exemple, le management toxique sous prétexte qu’il faut travailler et se taire.

Puis, je l’avoue, dès que les histoires se passent autour d’éditeurices, d’écrivain·es, de romans… je suis captif.

Je ne vais pas vous spoiler, donc je me contenterais d’écrire que les rebondissements narratifs m’ont convaincu, que j’ai apprécié le sens du détail et le soin sur les (nombreux) personnages secondaires (mention spéciale aux deux vieilles dames qui « hantent » l’hôpital) et mon seul bémol sera sur le personnage de Dieu que j’ai moins aimé, mais ce n’est pas le personnage le plus évident à traiter, faut l’admettre.

Au final, on a donc du fantastique qui marche autour de la Mort à la découverte de l’humanité, avec une romance en bonus qui s’y lie tout à fait bien.

Ce billet est également paru sur mon blog.

Cibylline

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