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Quelques mots sur l’Ouest Hurlant 2026

Les 25 et 26 avril, j’étais au festival l’Ouest Hurlant, à Rennes. A cette occasion, à titre de test, les Vagabonds du Rêve avaient pris un stand.
J’avais prévu de faire un long article, probablement découpé en deux parties : l’une pour parler du festival en lui-même et l’autre pour réfléchir plus largement sur les festivals, les livres… et nous (les Vagabonds).

J’ouvre une parenthèse :
Jusqu’à présent, je ne crois pas avoir souvent parlé de handicaps ou de maladies sur ce blog, probablement pour tout un tas de raisons, mais, avec le temps, je réalise que ne pas parler, c’est contribuer à l’invisibilisation. Donc je vais essayer de mentionner ces aspects dès que ça me semble pertinent.
Donc, après avoir tenu un stand pendant deux jours, j’aurais aimé faire mon article dès le retour, tant que tout était bien frais dans ma mémoire, mais je n’ai pas pu : mes batteries étaient complètement à plat, mener une discussion devenant impossible. Et écrire un article, en réalité, c’est mener une discussion, juste qu’on ne sait pas ce que l’interlocuteurice nous répondrait.

— T’as pas ouvert de parenthèse, t’as juste écrit en italique.
— Oui, ben… voilà !

Depuis mon retour (quasi deux semaines aujourd’hui), j’ai été trop fatigué pour mener cette tâche à bien. Paradoxalement, j’ai posté 4 articles depuis, tandis que celui-ci restait en brouillon, mais parce que mon propos y était plus « simple ».
Cette fatigue peut venir de plusieurs causes (maladies), mais réfléchir sur les festivals est important dans ma démarche / sur ce blog.
Si je repousse encore l’écriture de ce billet, à un moment où j’irai mieux, le risque est élevé que je sois passé à toute autre chose et n’en reparle jamais.
Accepter la maladie / fatigue, c’est donc me fixer un objectif raisonnable : poser quelques mots, sur lesquels je pourrais revenir à l’occasion si besoin, sans me lancer dans quelque chose d’aussi long que je le voulais initialement.

Pourquoi ce choix de prendre un stand à l’Ouest Hurlant ?
C’est un festival que j’ai remarqué depuis sa création :
il est situé en Bretagne, dans une région où nous sommes peu présents, mais où l’imaginaire est assez actif,
je pouvais être logé sur place,
j’aime bien les valeurs qu’iels affichent (safe, inclusif…)
et la personne qui me logeait y était passée en 2025 et m’avait dit que ça n’avait pas l’air mal du tout.

Nous étions 4 sur place / pour les Vagabonds.
Élodie Serrano, autrice de Rébellion saurienne, était également en dédicace sur le stand des éditions Goater avec Les étoiles ne fileront plus.
François Manson (au sommaire des Vagabonds du Rêve 4 et 9) en a profité pour présenter sa novella publiée chez Blogger de Loire : Les poches pleines, les poches vides.
Aurelio présentait ses jeux de rôle : Terres Suspendues, Quai de l’Horloge et Six.
Pour ma part, la plupart de mes nouvelles sont sur ce blog, et, aux Vagabonds, j’ai Les dragonnets ne savent pas voler.

Notre stand avant que le festival ne démarre. On est minimaliste, mais c’est nous, quoi…

Dans le désordre :

Le festival correspond clairement à ce que j’attends d’un tel évènement : des exposant·es, des maisons d’édition, des intervenant·es en table ronde ou en dédicace…
L’espace est situé en centre ville, facilement accessible, assez grand pour permettre des extensions futures et agréable juste pour se détendre / flâner. Pas de foules (mais du monde) ou de queues oppressantes.
Il y avait ce qu’il faut en food trucks et, en tant qu’exposant, nous avons été bien informées et accueillies.

J’ai noté que la majorité des créateurices présentes étaient des femmes, plutôt jeunes. On sait aujourd’hui que, dans les milieux artistiques, on a plus de femmes concernées (qui produisent et consomment, notamment dans la littérature), mais, quand on arrive aux situations de pouvoir (grosses maisons d’édition par exemple), on retrouve plus d’hommes.
Ce qui est impossible dans une société non-patriarcale : la répartition statistique devrait être la même entre débutant·es et confirmées.
Donc, ici, on était dans un espace où les femmes se sentent en sécurité, a priori.

Côté public, j’ai noté un nombre conséquent de (jeunes) personnes queer, donc, encore une fois, le sentiment qu’iels y trouvaient un espace de sécurité et… ça m’a fait chaud au cœur, tout simplement.
Ces jeunes femmes qui créent, ce public qui ne se sent pas jugé…

Ça fait des années que je voudrais faire du contenu pratique sur comment on fait un évènement, comment on tient un stand, etc. Je ne le fais pas, mais je peux glisser quelques infos au détour d’un billet.
Donc, pour cette fois, petite mention pour la solution Tap to pay.
Pendant les années où nous faisions le festival Nice Fictions, nous avions acquis un terminal SumUp car les gens paient de plus en plus par carte et c’était donc quasi incontournable pour notre buvette. Le terminal est au fond d’un tiroir, on a perdu le câble de recharge entre temps, mais je dois en avoir un compatible… En vrai, je n’avais pas envie de m’en encombrer, j’essaie de réfléchir à voyager le plus léger possible d’autant que, quand tu déballes / remballes, tu as un risque d’erreur (raison pour laquelle on a perdu le câble du terminal).
Je me suis dit que, en 2026, ça avait dû pas mal évoluer et… c’est le cas.
J’ai opté pour une solution SumUp sur l’iPhone1. J’ai configuré mes articles et, lors d’un achat, je n’ai qu’à remplir le panier avant que la personne ne paie pas carte. Je n’ai pas le stress de transporter des espèces et j’ai un récap des ventes réalisées.

Autre petit « truc » : au sein d’un festival, on est sollicité par de nombreuses propositions. Donc c’est important que lae visiteuse puisse garder une trace de ce qu’iel a repéré.
Ma Cadette a fait plusieurs photos des stands qui l’intéressaient pour les partager à ses ami·es (et faire des achats pour les unes ou les autres). L’une des créatrices n’a pas voulu (qu’elle fasse de photo). C’est un peu dommage, mais je comprends aussi2.
Pour ma part, je me suis plutôt abonné aux comptes Insta qui m’attiraient. Pour ça, il faut qu’ils soient visibles rapidement.
Donc penser à mettre son nom / titre / marque de façon visible et à afficher également ses coordonnées (site web, Insta…) de la même façon.
On fait encore beaucoup de cartes de visite (c’est pratique), mais elles peuvent être écrites trop petites et, sur le long terme, tu ne vas pas forcément les conserver.
Nous avons opté pour des marque-pages : ils sont désormais très peu chers à produire (comme les cartes), mais deviennent naturellement des objets de collection. Et on met un QR code au dos.

En résumé, parce qu’il faut que je publie ce billet ou il va traîner encore des jours et des jours, je dirais que l’Ouest Hurlant est un festival qui est satisfaisant (i.e. que j’ai plaisir à savoir exister) et j’espère qu’il pourra se développer dans l’avenir, en gardant les valeurs qu’il affiche aujourd’hui.

Je pense y retourner à l’occasion.

En tant qu’exposant, mon sentiment est plus mitigé. Pas au niveau de l’accueil par les orgas, c’est pas du tout le sujet, mais en tant qu’expérience pour nous, Vagabonds.

En tant qu’éditeur de littérature, étant venu en avion, j’avais peu de livres papier à présenter, mais, même si j’en avais eu plus, notre catalogue est moins fourni que d’autres, i.e. lae visiteurice était plus attiré par un étalage où iel disposait de plus de choix.
Pour les livres numériques, ben… tu ne viens pas en festival pour ça, je pense, assez simplement.

En tant qu’éditeur de jeu de rôle, je crois que nous étions les seuls. Nous avons eu des gens intéressés, bien sûr, mais la majorité n’était pas forcément là pour ça.
Après, c’était très cool et j’espère que le festival va développer le JdR, forcément.

En tant que webrevue… nous aurions sans doute été plus efficaces en rencontrant et interviewant, en assistant aux tables rondes…

Finalement, mon article n’est pas si court que ça, le passage de ces deux semaines m’ont fait du bien…

Cet article a également été publie sur mon blog.

  1. Ne cherchez pas des mentions : ce blog est toujours gratuit, je ne fais aucune collaboration commerciale, je raconte MA vie. ↩︎
  2. Bon, perso, je préfère la discussion. Tu peux demander à la personne pourquoi elle fait une photo et, si ce n’est pas pour un usage public (ou te copier), mais juste pour demander à ses amies si elles veulent acheter telle image, ben… ↩︎

Songe au bord du fleuve

Ecrivain·e, Poète·sse, Blogueur·se

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